Démonstration théologique de l’exercice concret du pouvoir électif extraordinaire par l’Église universelle Thèse En cas de vacance extraordinaire du Siège apostolique et d’impossibilité réelle du mode ordinaire d’élection, l’Église universelle peut exercer concrètement son pouvoir électif par l’intermédiaire des évêques catholiques qui la représentent moralement dans sa structure hiérarchique. Suite : Démonstration théologique de l’exercice concret …
Démonstration théologique de l’exercice concret du pouvoir électif extraordinaire par l’Église universelle Thèse En cas de vacance extraordinaire du Siège apostolique et d’impossibilité réelle du mode ordinaire d’élection, l’Église universelle peut exercer concrètement son pouvoir électif par l’intermédiaire des évêques catholiques qui la représentent moralement dans sa structure hiérarchique. Suite : Démonstration théologique de l’exercice concret …
La question d’une éventuelle élection pontificale en période de vacance extraordinaire ne peut être résolue par de simples affirmations de principe. Elle doit être examinée à la lumière de la théologie classique de l’Église. À cet égard, les travaux de saint Robert Bellarmin, du cardinal Cajetan, de Francisco Suárez, du cardinal Charles Journet, de Wernz-Vidal et de Matthaeus Conte a Coronata sont particulièrement importants. Ces auteurs ne permettent pas nécessairement de justifier n’importe quel projet contemporain. Ils établissent cependant un principe essentiel : la vacance du Siège apostolique ne peut rendre impossible, par elle-même, la continuation de la succession pontificale. Suite : Les théologiens et canonistes face à la vacance …
La vacance du Siège apostolique : plaidoyer théologique en faveur du sédévacantisme Note méthodologique. Le texte qui suit est volontairement rédigé dans une perspective sédévacantiste. Il ne présente donc pas les conclusions sédévacantistes comme un fait juridiquement ou magistériellement reconnu par l’Église actuelle. En revanche, il cherche à exposer le dossier le plus rigoureusement possible, en distinguant les doctrines certaines, les opinions théologiques et les arguments d’application. Introduction — Une question qu’il faut poser avant toute autre La question sédévacantiste n’est pas, au fond : « Aimons-nous ou non la messe traditionnelle ? » Elle n’est pas davantage : « Préférons-nous les catholiques d’avant Vatican II à ceux d’après Vatican II ? » La véritable question est beaucoup plus radicale : L’homme qui occupe matériellement le siège de Rome peut-il être le véritable Pontife romain alors qu’il enseigne, approuve ou promeut publiquement des doctrines que le magistère …Plus
La vacance du Siège apostolique : plaidoyer théologique en faveur du sédévacantisme Note méthodologique. Le texte qui suit est volontairement rédigé dans une perspective sédévacantiste. Il ne présente donc pas les conclusions sédévacantistes comme un fait juridiquement ou magistériellement reconnu par l’Église actuelle. En revanche, il cherche à exposer le dossier le plus rigoureusement possible, en distinguant les doctrines certaines, les opinions théologiques et les arguments d’application. Introduction — Une question qu’il faut poser avant toute autre La question sédévacantiste n’est pas, au fond : « Aimons-nous ou non la messe traditionnelle ? » Elle n’est pas davantage : « Préférons-nous les catholiques d’avant Vatican II à ceux d’après Vatican II ? » La véritable question est beaucoup plus radicale : L’homme qui occupe matériellement le siège de Rome peut-il être le véritable Pontife romain alors qu’il enseigne, approuve ou promeut publiquement des doctrines que le magistère …Plus
Les saints Mystères sont indépendants de celui qui consacre. C'est Dieu qui agit et non le prêtre ; à condition, bien entendu qu'il utilise les formules données par l'Eglise depuis toujours. Même un prêtre pédophile peut consacrer réellement (malheureusement pour l'Eglise peut-on dire, mais c'est notre liberté totale que Dieu ne peut et ne veut nous retirer).
Première partie. En tant que sédévacantiste attaché à la doctrine catholique traditionnelle, je considère le projet décrit comme gravement problématique sur les plans théologique et canonique. Même si j’admets la vacance du Siège apostolique, je ne puis conclure que n’importe quel groupe de prêtres ou d’évêques puisse s’attribuer la juridiction universelle nécessaire pour convoquer un concile et élire un pape. J’enseigne que l’autorité d’un concile général procède du Pontife romain. Les auteurs qui ont envisagé l’hypothèse d’un « concile imparfait » l’ont toujours pensée dans des circonstances extraordinaires et avec la participation des évêques de l’Église possédant une mission canonique reconnue, non d’un cercle de prélats vagants agissant de leur propre initiative. À mes yeux, la vacance du Siège suspend l’exercice ordinaire de certaines autorités, mais elle ne crée pas automatiquement une juridiction universelle de suppléance au profit de particuliers. La juridiction ne se présume …Plus
Dans son Tractatus de moderno Ecclesiae schismate (Traité du schisme moderne), saint Vincent Ferrier aborde la question du schisme et de l’autorité pontificale avec une extrême gravité. Pour lui, il ne s’agit pas d’une simple difficulté institutionnelle ou d’une erreur concernant une personne : la question touche directement à l’honneur dû au Christ et à l’obéissance religieuse que les chrétiens doivent rendre à l’autorité véritablement établie par Lui. Saint Vincent Ferrier développe son raisonnement à partir d’un principe fondamental : le pape légitime est le père universel des chrétiens, parce qu’il exerce dans l’Église une autorité qui vient du Christ. Dès lors, reconnaître comme pape quelqu’un qui ne possède pas réellement cette dignité et lui attribuer les honneurs pontificaux revient, selon son analyse, à donner à une créature ce qui appartient à une autorité venant du Christ. Il écrit : « Le pape légitime est le père universel des chrétiens, et l’Église en est la mère. Aussi, …Plus
@Bernard Pierre Pierre Vous accélérez le mouvement. Vincent Ferrier dit qu'un "pape schismatique" c'est impossible. Celui qui est schismatique voire hérétique perd automatiquement cette qualité de pape. Par exemple. Quand Narcisse Imbroglio s'est illustré par des propos et/ou des gestes schismatiques voire hérétiques... Par exemple il a prétendu : Judas est en paradis. Il a fait honorer la pachacaca (?) au Vatican et ailleurs. En voyage en Abou Dabi, il a signé un document déclarant que toutes les religions conduisent à Dieu. On peut penser (à la suite de St Vincent Ferrier) qu'un tel personnage a ipso facto perdu ses qualités (éventuelles) de pape. De plus, quand le même Narcisse Imbroglio désignait des cardinaux en quantité excessive et en qualités lamentables, ce bourrage d'urnes étant volontaire, conscient et malveillant, il a mis en péril la validité des désignations de ses successeurs. Il faudra qu'un jour - à défaut de la découverte de repentirs sincères - l'Eglise catholique …Plus
L’accusation selon laquelle la position sédévacantiste consisterait à permettre à « n’importe quel fidèle » de déposer un pape selon son jugement privé repose sur une caricature du problème. La question n’est pas de savoir si un fidèle particulier peut, par une simple déclaration personnelle, retirer juridiquement un pape de son office. La réponse catholique est évidemment non. L’Église n’est pas une démocratie où chacun pourrait exercer une autorité qu’il ne possède pas. La véritable question théologique est différente : Un homme qui tomberait publiquement dans l’hérésie manifeste pourrait-il encore posséder l’autorité pontificale ? C’est cette question que les théologiens classiques ont étudiée bien avant la crise actuelle. 1. L’infaillibilité pontificale ne signifie pas impeccabilité ni inspiration permanente L’argument selon lequel les sédévacantistes croiraient à une « infaillibilité permanente des papes » est une confusion. L’Église n’a jamais enseigné que chaque parole d’un pape …Plus
Steack haché m'accuse à présent d'avoir soutenu l'hérésie formelle, ou même matérielle, du Pape Honorius... Réponse : "Preuve que tu ne comprends pas ce que j'écris. Un seul exemple : Le cas d’Honorius. Le cas d’Honorius est souvent invoqué dans cette controverse. Il convient toutefois de préciser que je ne soutiens nullement qu’Honorius Ier ait été un hérétique. Je rapporte simplement ici l’argumentation de ceux qui invoquent son cas, afin de montrer que même parmi les défenseurs de la position traditionnelle, on ne trouve pas l’affirmation unanime qu’Honorius aurait été formellement hérétique. Ces auteurs soulignent en effet que la condamnation d’Honorius ne démontre pas, à elle seule, qu’il aurait personnellement adhéré à l’hérésie monothélite au sens formel et technique du terme. Ils distinguent notamment la négligence dans la défense de la foi, ou le fait d’avoir laissé se développer une erreur doctrinale, de l’adhésion personnelle et obstinée à une hérésie formelle. Cette …Plus
Les "réformés" on suivi le même parcours. Et ont ensuite massacré des centaines de milliers de catholiques, car Eux étaient "dans la vérité", celle de Dieu. Mais nous devons les remercier, car ils ont procuré des milliers et des milliers martyrs montés directement au Ciel, dans le Face à Face. Eux étaient inspirés par Dieu (et le sont toujours au vu de leurs prétentions), la preuve ils ont été cause de sainteté d-s cette vie, cause qu'ils exècrent; c'est plus que comique dans un sens. Résultat, ils se sont démultipliés en des centaines de sectes, les unes plus "fortes" que les autres, les "unes plus en phase avec Dieu que les autres. Les sédévacantistes, suivent très exactement le même parcours, EUX savent. Et bien, grand bien vous fasse, mais tremblez tout de même de faire ou de ne pas faire la Volonté de Dieu qui annonce dans la Tradition pure, que hors de l'Eglise, point de Salut.
L’Église catholique est fondée sur la foi reçue des Apôtres. Le pape n’est pas une autorité indépendante : sa mission première est de conserver, défendre et transmettre le dépôt de la foi. Or, l’hérésie publique et habituelle constitue une rupture avec cette foi. Saint Robert Bellarmin enseigne dans De Romano Pontifice : « Le pape manifestement hérétique cesse de lui-même d’être pape, car il cesse d’être membre de l’Église. » La raison est simple : celui qui se sépare publiquement de la foi catholique ne peut plus être le principe visible de l’unité de cette même foi. Reconnaître comme autorité légitime un homme qui professe habituellement une doctrine contraire à la Tradition reviendrait à admettre une contradiction : le gardien du dépôt de la foi deviendrait celui qui l’altère. La question n’est donc pas seulement de savoir si un pape peut être personnellement pécheur ou imprudent, mais si un homme manifestement séparé de la foi peut encore posséder l’autorité qui vient du Christ …Plus
Églises désertées. Religions mises sur le même plan. Décadence du monde baptisé. Scandales à répétition. Ce ne sont pas des phénomènes séparés : tout est lié. À mes yeux, la crise actuelle de l’Église ne relève pas seulement de facteurs extérieurs : elle touche aussi son gouvernement et la réception de la foi par les fidèles. Marqués par la sécularisation, le matérialisme et le relativisme, beaucoup acceptent cette évolution sans véritable résistance, privilégiant les préoccupations du monde présent à la fidélité à la tradition catholique. suite : Sedevacantisme ?
L’autorité doctrinale des encycliques : étude théologique traditionnelle sur l’absence d’erreur en matière de foi et de morale Introduction La crise doctrinale contemporaine a ravivé une question classique : une encyclique pontificale peut-elle contenir une erreur en matière de foi et de morale ? Avant le concile Vatican II, un grand nombre de théologiens catholiques soutenaient que les encycliques, lorsqu’elles enseignent la foi et les mœurs dans l’exercice authentique du magistère pontifical, bénéficient d’une assistance divine telle qu’elles ne sauraient proposer à l’Église une doctrine erronée dans ces matières. Tous ne parlaient pas d’« infaillibilité » au sens technique strict ; plusieurs préféraient parler d’inerrance doctrinale pratique ou de sécurité doctrinale. Mais le point commun demeure : le fidèle ne doit pas craindre d’être conduit à l’erreur par le magistère pontifical authentique en matière de foi et de morale. Le présent article expose cette doctrine à partir des …Plus
Excellent topo. Cette sécurité ou absence d'erreur pouvant falsifier la foi dans les encycliques découle du fait qu'il n'existe en fait qu'un seul magistère infaillible quand on parle de l'Église. Et non pas un magistère d'exception, rare et solennel et infaillible d'un côté, de l'autre, un magistère ordinaire faillible et dans lequel le pape pourrait comme à loisir errer, proférer publiquement des convictions contraires à la foi, induire les fidèles à devoir tenir pour vrai ce que des encycliques précédentes ou plus anciennes enseigneraient comme faux, à rejeter par toute l'Église, etc. Ainsi, le Christ disait vrai quand il transmettait une vérité de la foi. Qu'il soit devant le grand pontife et tout le sanhédrin réuni et dans un moment solennel, qu'il soit devant la Samaritaine ou rien que Nicodème. S'il disait une chose aux pharisiens en public, ce n'était pas pour dire le contraire à d'humbles travailleurs de la pêche exerçant leur métier sur le lac de Galilée ! Le Christ n'était …Plus
''le fidèle ne doit pas craindre d’être conduit à l’erreur par le magistère pontifical authentique en matière de foi et de morale'' Certes, sauf si ''l'erreur'' est patente....