Léon XIV promeut un évêque de l'Agenda 2030 au Canada - Ennemi de la FSSPX
Le 11 février, le pape Léon XIV a nommé Monseigneur Martin Laliberté évêque coadjuteur du diocèse de Saint-Jean-Longueuil.
L'actuel évêque de Saint-Jean-Longueuil, Monseigneur Claude Hamelin, a été nommé en 2019 et aura 75 ans le 10 juillet.
Né à Charlesbourg le 13 décembre 1964, M. Laliberté a été ordonné prêtre en 1995. Membre de la Société des missions étrangères, il a été missionnaire en Haïti et en Amazonie brésilienne. En 2019, il est nommé évêque auxiliaire du Québec et devient évêque de Trois-Rivières en 2022.
"L'Église appelée au changement
Dans sa lettre pastorale "En marche, ensemble", publiée en décembre 2023, il évoque la synodalité.
Il affirme qu'il est illusoire de rêver d'un "âge d'or fictif" auquel l'Église devrait revenir.
"Certes, la dimension institutionnelle et structurelle de notre Église est et sera appelée à changer. Elle l'a fait tout au long de l'histoire. C'est certainement difficile à vivre, mais ce n'est pas une tragédie", a-t-il estimé. …Plus
Il affirme qu'il est illusoire de rêver d'un "âge d'or fictif" auquel l'Église devrait revenir.
"Certes, la dimension institutionnelle et structurelle de notre Église est et sera appelée à changer. Elle l'a fait tout au long de l'histoire. C'est certainement difficile à vivre, mais ce n'est pas une tragédie", a-t-il estimé. (article)
Commentaire : Il y a peut-être là une façon de pratique la technique du mannequin de paille. Ainsi, «ceux qui voudraient que l'Église catholique soit catholique» sont gens qui s'imaginent pouvoir retrouver bientôt un état de la société civile qui serait pratiquement à l'image de celle d'il y a cent ou deux cents ans. Ce n'est sans doute pas une sorte de rêverie passéiste et illusoire semblable qui fait le fond de l'aspiration des gens. Il passe à côté du vrai problème.
«Bien que le pape François ait accordé à la FSSPX la faculté d'entendre des confessions, Mgr Laliberté affirme qu'elle n'a " aucun statut " et qu'elle n'est pas en " pleine communion " avec l'Église catholique.
Il a également déclaré que le fait d'assister à ces messes ne remplissait pas l'obligation dominicale.» (article)
Commentaire : intéressant. Vrai pour l'absence de statut canonique. Il reconnaît que la FSSPX n'est pas en communion avec l'Église conciliaire. Dans le langage moderniste «ne pas être en pleine communion» équivaut à ne pas être structurellement ou juridiquement associé au corps ecclésial hiérarchisé et connu sous le nom ici d'Église catholique (= synapse de Montini, Église synodale toujours en voie de se réformer, work in progress, etc.) Assister aux messes tradis à la FSSPX ne remplit pas l'obligation dominicale. En effet. Et merci de le souligner. Comprendre : Le pape Léon XIV à Rome n'est pas le pape des tradis de la FSSPX, pas leur pape, les tradis ne sont pas du bercail de ce pape , le fait de nommer le pape Léon XIV au Te Igitur de la messe saint Pie V de la Fraternité est un mensonge, une supercherie. Bref, le nouvel évêque coadjuteur du diocèse Saint-Jean-Longueuil (Canada) dit que la FSSPX se trouve (à peu près) dans la même situation que les Luthériens (... ou les Anglicans de la High Church en Angleterre, etc.) par rapport aux conciliaires. La FSSPX est hors du conciliarisme. Participer à la messe de Mgr Fellay serait comme aller communier chez les schismatiques grecs. Dans l'Église du temps de Pie X : aller communier chez les Grecs dissidents des Églises dites «autocéphales» ne satisfait pas au précepte dominicale de l'Église qui est à Rome. Ce serait faire une mauvaise oeuvre. Néanmoins, Pie X donnait le droit à un militaire catholique blessé et mourant sur le champ de bataille de se confesser à un pope grec si dans l'impossibilité radicale de trouver un prêtre catholique dans le secteur. Une similitude peut être établie quand à ces concessions faites par les papes conciliaires aux prêtres de la Fraternité (pour les baptêmes, les mariages, entendre en confession ...) La concession ne veut jamais signifier qu'une communion ecclésiale réelle existerait déjà.
Pour le reste, le nouvel évêque coadjuteur tourne les coins un peu rond lorsqu'il parle de la théologie de la libération ou la déclaration des Nations-Unies sur le climat. La «théologie de la libération» expérimentée sur le terrain en Amérique du sud était plus qu'une simple façon de lire l'Évangile. Il y avait bien rupture d'avec la conception des choses du magistère catholique conciliaire et ordinaire de ce temps-là (Jean Paul II, années 1980 ...) Marxistes ou pas, ces théologiens désobéissaient au magistère conciliaire de l'époque.
(Ottawa) – Aujourd’hui, Sa Sainteté le pape Léon XIV a nommé Mgr Martin Laliberté, P.M.É., actuellement évêque de Trois-Rivières, à titre d’évêque coadjuteur du diocèse de Saint Jean Longueuil.
Mgr Laliberté assistera l’évêque actuel de Saint-Jean-Longueuil, Mgr Claude Hamelin. (Le diocèse de Saint-Jean-Longueuil compte 43 paroisses et missions, avec une population de 462 466 catholiques. Il est desservi par 40 prêtres diocésains, 20 prêtres d’instituts de vie consacrée, 6 diacres permanents, ainsi que 20 religieux frères et 190 religieuses membres d’instituts religieux, en plus d’agentes et agents de pastorale laïcs.)
Mgr Laliberté a obtenu un baccalauréat en théologie et un diplôme en éducation de l’Université Laval en 1987. Il a travaillé comme missionnaire laïc pendant deux ans en Haïti, avant de se joindre à la Société des Missions Étrangères du Québec en 1990, comme animateur missionnaire jeunesse pour la province de Québec. Il a ensuite fait des études complémentaires et obtenu une maîtrise en missiologie de l’Université Saint-Paul.
Il a été ordonné prêtre le 28 octobre 1995 et, de 1996 à 2004, son ministère pastoral s’est concentré sur le travail missionnaire dans la région amazonienne du Brésil. À son retour au Canada en 2004, il a été directeur du Centre international de formation missionnaire (CIFM) pour la Société des Missions Étrangères. En 2008, il est devenu membre du Conseil central de la SMÉ en tant que vicaire général. Il a été élu supérieur général pour la première fois en 2013 et a été réélu pour un second mandat en 2018.
Le 25 novembre 2019, le pape François a nommé Mgr Laliberté évêque auxiliaire à l’archidiocèse de Québec. Son ordination épiscopale a eu lieu le 29 décembre 2019. Le 14 mars 2022, le pape François a nommé Mgr Laliberté comme évêque du diocèse de Trois-Rivières et son ministère épiscopal est inauguré le 8 avril 2022.
Le Québec et le Canada : l'épicentre du libéralisme et du progressisme. (nos médias aiment écrire que nous sommes toujours l'épicentre de tout : virus, climat, etc., mais étrangement, nous ne seront jamais l'épicentre de l'immigration massive, des euthanasies, des avortements, de la confusion sur les genres...) Bref : je me demande souvent si nous sommes récupérables. Ils nous faudrait une intervention divine...
La réponse catholique officielle est nuancée :
ce n’est pas le souci des pauvres qui est condamné,
mais une certaine forme idéologique de “théologie de la libération” qui s’est développée en Amérique latine.
Ce que l’Église reconnaît comme juste
L’Église affirme clairement :
qu’il faut lutter contre l’injustice
qu’il faut défendre les pauvres
que la foi ne peut pas être indifférente à la misère
que l’Évangile a une portée sociale
Jean-Paul II le disait :
« L’option préférentielle pour les pauvres est inscrite dans l’Évangile. »
Donc ce n’est pas l’attention aux pauvres qui est un problème.
C’est la relecture idéologique de la foi qui pose problème.
En quoi certaines théologies de la libération ne sont pas catholiques
Dans ses formes condamnées (notamment par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 1984), la théologie de la libération :
a) Elle réduit le salut à la politique
Le salut devient :
libération économique
libération sociale
renversement des structures
au lieu d’être d’abord :
libération du péché
réconciliation avec Dieu
vie éternelle
Donc :
le Royaume de Dieu = société sans classes
au lieu de :
le Royaume de Dieu = communion avec Dieu
C’est une sécularisation de l’Évangile.
b) Elle transforme Jésus en révolutionnaire
Jésus devient :
un leader politique
un agitateur social
un symbole de lutte
au lieu d’être :
le Fils de Dieu
le Sauveur
le Rédempteur
On passe de :
« Convertissez-vous »
à :
« Organisez-vous »
C’est un déplacement du centre du message.
c) Elle absolutise la lutte des classes
Dans ces versions :
le pauvre est bon par nature
le riche est mauvais par nature
l’oppresseur est l’ennemi
Alors que l’Évangile dit :
tous sont pécheurs
tous ont besoin de conversion
riches et pauvres sont appelés au salut.
Elle remplace :
amour des ennemis
par :
logique d’affrontement
En quoi elle est du communisme qui ne dit pas son nom
Les documents de l’Église sont très clairs là-dessus :
la théologie de la libération a parfois adopté les catégories marxistes.
a) Analyse marxiste de la société
Elle reprend :
lutte des classes
oppression structurelle
lecture économique de l’histoire
vision matérialiste
Or le marxisme est :
matérialiste
athée
déterministe
hostile à la transcendance
Donc on injecte dans la théologie :
un outil fondé sur une vision anti-chrétienne de l’homme
b) Le péché devient structurel
Le péché n’est plus :
personnel
moral
spirituel
mais seulement :
système
institution
économie
Donc :
plus besoin de conversion
plus besoin de sacrements
plus besoin de Croix
mais besoin de révolution
C’est exactement la logique marxiste :
changer les structures = sauver l’homme
Alors que le christianisme dit :
changer le cœur = changer le monde
c) Le salut devient immanent
On remplace :
- ciel
- vie éternelle
- grâce
par :
- utopie sociale
- société égalitaire
- justice parfaite ici-bas
C’est une eschatologie terrestre, typiquement marxiste.
Position de l’Église (résumé clair)
L’Église dit :
Oui à la justice
Oui à la dignité des pauvres
Oui à l’engagement social
Non à la politisation de la foi
Non à l’idéologie marxiste
Non à la réduction du salut au social
Jean-Paul II :
« Une théologie qui se laisse envahir par des catégories marxistes est incompatible avec la foi chrétienne. »
Fond du problème : inversion de l’Évangile
Dans ces versions déviantes, on passe de :
Dieu → conversion → charité → justice
à :
justice → révolution → libération → (Dieu facultatif)
Et ça, théologiquement, ce n’est plus l’Évangile.