La nature humaine n’est pas la personne humaine



Démonstration métaphysique du rapport entre individualité, suppôt et subsistance, et application au mystère de l’Incarnation

Introduction

La foi catholique confesse que Jésus-Christ est une seule Personne, celle du Verbe éternel, subsistant en deux natures complètes, distinctes et non confondues : la nature divine et la nature humaine. Le concile de Chalcédoine confesse le même Fils, parfait en divinité et parfait en humanité, reconnu en deux natures sans confusion ni changement, sans division ni séparation.

Cette doctrine soulève une difficulté métaphysique précise : si le Christ possède une nature humaine complète, individuelle et concrète, avec un corps véritable et une âme rationnelle douée d’intelligence et de volonté, pourquoi cette nature ne constitue-t-elle pas une personne humaine distincte de la Personne divine du Fils ? La difficulté ne peut être résolue par la seule distinction grammaticale entre la question « quoi ? » et la question « qui ? ».

Cette distinction indique correctement que la nature et la personne ne répondent pas au même aspect de notre connaissance. Mais elle ne démontre pas encore comment une nature humaine complète peut être assumée par le Verbe sans constituer un second sujet personnel.

Il faut donc examiner la structure métaphysique de l’être concret et distinguer trois notions :

La nature humaine n’est pas la personne humaine
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